Site de Femmes de Polynésie Hommes de Polynésie

Je passe
d'un site à l'autre

  • Lovaina - Fare Ma'ohi - Femmes de Polynésie
    Lovaina : être heureuse et rendre heureux, ma priorité !

Carrière

CRDC - Contentieux et Recouvrement.
sponsorisé par CRDC

Contentieux et recouvrement de créances : une dimension sociale méconnue

Publié le 21 juin 2017
« Les gens nous voient comme des méchants »
Heiarii
Standardiste au CRDC

Heiarii, standardiste depuis 3 ans au service contentieux du CRDC, nous explique que si la profession est mal perçue par la population, c’est dû à un manque d’information.

« Les tahitiens ne comprennent pas à quoi servent les services contentieux car ils n’en ont jamais entendu parler ».

Recevoir un appel du CRDC ou d’un autre service de recouvrement de créances n’est facile pour personne, mais ce n’est pas non plus une fatalité. Ces services jouent avant tout un rôle d’accompagnement et de conseil pour aider à trouver des solutions. Zoom sur la dimension sociale bien trop méconnue des services contentieux.

Un service contentieux, c’est quoi exactement ?

Il s’agit d’un organisme public ou privé, ou d’un service au sein d’une entreprise, qui gère les problèmes d’impayés (recouvrement de créances, de factures impayées et de dettes) et les mécontentements de services (mauvaise qualité, dysfonctionnements techniques, clients insatisfaits). Certaines entreprises sous-traitent tout cela à des sociétés de recouvrement, à des huissiers de justice ou à des cabinets d’avocats.

Le CRDC (Contentieux Recouvrement De Créances) fait parti de ces sous-traitants et effectue, pour le compte de sociétés ou pour des particuliers, un ensemble de procédures visant à résoudre un litige entre plusieurs personnes. Mais ce n’est pas tout. Le CRDC joue aussi un rôle d’accompagnement et de conseil, une dimension sociale souvent méconnue du grand public.

voici 4 bonnes raisons de ne plus craindre les services contentieux

1. Rencontrer un professionnel pour mieux comprendre sa situation

« Les débiteurs ne connaissent pas les procédures de résiliation et considèrent qu’une fois qu’ils arrêtent de payer, l’abonnement s’annule automatiquement… ».

Selon Heiarii, les impayés sont bien souvent le résultat d’une mauvaise information. Beaucoup ne comprennent pas d’où proviennent leurs dettes et tombent parfois des nues quand leur sont expliquées les démarches de résiliation de contrats. La première étape de la mise en relation est donc de les aider à comprendre la situation :

« Certains crient, d’autres comprennent, quoi qu’il en soit notre but reste de les rencontrer pour leur expliquer la situation et les accompagner tout au long du processus ».

2. Trouver une solution adaptée et bénéficier de conseils pour mieux gérer son budget

« Malgré les difficultés de chacun, on parvient toujours à trouver une solution qui satisfait tout le monde ».

Perte d’un emploi, maladie, pauvreté, les familles que rencontrent Heiarii peuvent avoir des ennuis financiers conséquents. Dans ces cas, le rôle du CRDC est de les aider à reprendre en main la gestion financière de leur ménage et de trouver, selon les moyens de chacun, la possibilité de rembourser leurs dettes. Ensemble, ils trouvent une solution gagnant-gagnant car l’objectif est avant tout de les aider à ne plus rien devoir à personne. Trouver une solution implique également de faire des choix raisonnés pour mieux gérer son budget. Les agents du CRDC ont ainsi pour rôle de conseiller leurs clients sur les mesures à prendre pour faire des économies, comme remplacer une voiture qui consomme beaucoup de carburant, réduire son abonnement téléphonique ou encore renégocier prêts et assurances. En les conseillant et les accompagnant quotidiennement, l’équipe du CRDC contribue à simplifier la régularisation de leur situation. 

3. Profiter d’un service de proximité et avoir un professionnel à son écoute

« Quand les débiteurs arrivent chez nous, ils sont très étonnés du cadre et ravis de l’ambiance qui les met tout de suite à l’aise ».

Effectivement, le CRDC c’est une petite maison située dans un quartier modeste de Arue, près de l’Église Sacré Cœur, un cadre assez atypique pour une société de cette envergure.

« Il y a un décalage entre l’idée qu’ont les débiteurs au moment du premier appel et la réalité une fois qu’ils viennent nous rencontrer, c’est pourquoi on les encourage toujours à faire le déplacement ».

Avoir une personne physique en face de soi et pouvoir partager avec elle directement, permet aux débiteurs d’être en confiance et de se sentir écoutés. Heiarii en a bien conscience. Elle occupe un poste stratégique dans la société puisqu’elle est le premier visage que découvrent les visiteurs.

 « Je suis à l’accueil où les débiteurs se laissent plus aller au partage. Une fois que je connais leur situation et que j’ai cerné leur personnalité, je peux les diriger vers l’agent qui sera plus à même de répondre à leurs besoins ».

En effet, la personnalité a un impact considérable sur les échanges.

« Nous sommes très flexibles et solidaires, si je ne m’entends pas avec un débiteur, un collègue prendra la relève ».

Cette solidarité met à l’aise le visiteur qui revient avec plaisir.

4. Pouvoir être fier de soi et ne plus rien devoir à personne

« Nous ce qu’on souhaite, c’est de ne plus les revoir »

Il est vrai que lorsqu’un client parvient à régulariser sa situation, c’est que la journée a été bonne pour eux : « Ils sont fiers de pouvoir nous dire « aujourd’hui c’est notre dernier paiement » et nous sommes contents d’avoir pu les aider à y parvenir ». Heiarii et ses équipiers tissent des liens avec ceux qu’ils côtoient régulièrement durant une longue période de temps. Ils connaissent quasiment tout de leur vie, ce qui peut être parfois difficile « il faut avoir la tête sur les épaules et surtout savoir prendre du recul pour ne pas être trop affecté. Mais c’est tout de même un beau travail, c’est épanouissant l’accompagnement ».

À l’origine mère au foyer, Heiarii occupe son poste depuis 3 ans. Elle est heureuse d’avoir trouvé un métier enrichissant grâce auquel elle apprend de nouvelles choses chaque jour et qui lui permette de rendre service à des familles démunies qui en ont vraiment besoin.

Standard : +689 40 50 77 00 – Fax : +689 40 82 77 00

Email : crdc@crdc.pf  – Site web : www.crdc.pf 

Adresse : PK 4.400 c/mont, Arue

Boite postale : BP 51130 – 98716 Pirae, Tahiti

Mereani

Mereani Maraeauria
Rédactrice web

© Photos : Femmes de Polynésie

Facebook

Je m’inscris à la newsletter !

Retrouvez notre sélection d’articles chaque mois dans votre boite mail