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  • Pathy, artiste photographe Rapa Nui
    Pathy, artiste photographe Rapa Nui

Culture

Kehaulani Chanquy, danse tahitienne
'ori tahiti

Kehaulani Chanquy, chef du groupe de danse Hitireva

Par Camille | Publié le 26 février 2018

 

Pour célébrer la journée internationale des Femmes, le 8 mars 2018 prochain, l’Association UFFO (Union des Femmes Francophones d’Océanie) a décidé à mettre en lumière 8 Femmes polynésiennes qui se distinguent dans différents domaines d’activités. Ces femmes remarquables par leur personnalité et leur force d’engagement, ce sont nos POERAVA, ou perles précieuses. Pour l’occasion, Femmes de Polynésie s’associe à cet événement qui les met en valeur.

Lorsque Kehaulani parle de ce qu’elle fait, de ce qu’elle pense, elle révèle une personnalité passionnée et forte. On ne s’étonne pas alors qu’elle soit devenue si jeune chef du groupe de danse Hitireva avec qui elle a gagné le grand prix du Heiva dans la catégorie amateur en 2009 et connu la consécration avec le 1er prix en catégorie professionnelle en 2016.

Mais ce qui fait de Kehaulani une femme rayonnante ce n’est pas seulement son expertise de la danse et de la chorégraphie du Ori Tahiti. C’est ce qu’elle a en plus.

Le Ori tahiti, elle est tombée dedans parce que sa mère était danseuse, puis, toute petite, elle a fréquenté le conservatoire. Elle ne pensait pas en faire son métier, mais son chemin, d’étape en étape l’y a conduite.

« En débordant les plans, j’ai en fait trouvé ma voie, moi qui pensais petite fille devenir institutrice ou hôtesse de l’air ! » 

Un leadership incontestable

Pour devenir une professionnelle reconnue au plus niveau, elle a pu s’appuyer sur des qualités humaines et des valeurs fortes. Elle a les qualités d’une femme leader, celle que les membres de son groupe veulent suivre. Elle dit que ce qu’elle aime et la motive en plus de la passion du Ori Tahiti, c’est la vie du groupe, les nouvelles personnes qu’elle rencontre à chaque étape, le contact humain et le partage. S’ajoute aussi l’enrichissement puisé dans la quête culturelle et l’esprit de compétition.

«  J’ai une envie interminable d’apprendre, J’ai l’impression d’être incomplète, aussi je continue à poursuivre mes aventures, j’apprends tout du pays qui me donne tellement de richesses. »

« Ma force je la puise dans l’appui de ma famille, de mes amis, du public : sa présence lors des spectacles m’étonne et me donne plus de confiance. »

Elle s’étonne sur ces personnes qui viennent vers elle pour danser. Mais Kehaulani a aussi le goût de transmettre pour qu’après chacun vole de ses propres ailes et suive son chemin de création ; «  si tout le monde avait la passion d’apprendre et de partager, beaucoup de choses ne seraient pas en sommeil, enfermées dans un livre ou dans un caveau ». 

« Il faut vivre avec son temps, mais avec les vraies valeurs. »

Les difficultés, elle en a connues. Mais Kehaulani a une force mentale qui la pousse à se dépasser, à ne pas baisser les bras quelles que soient les situations qu’elle rencontre. C’est le message qu’elle veut passer à la jeunesse : « croire en soi et ne pas hésiter ».

Croire en soi et ne pas hésiter

Être femme n’a pas été un obstacle, ses deux maternités ne l’ont pas gênée. Trois jours après la naissance, elle est retournée danser. Aux filles trop jeunes pour avoir des bébés, pour rester à la maison et qui baissent la garde ou abandonnent tous leurs rêves, elle parle de ses propres expériences pour les inciter à se relever et à avoir confiance en leurs capacités : ne pas baisser la tête devant les épreuves !

Son message pour l’avenir : « Nous avons une richesse, Te Ao Maohi Ato’a. Par rapport à d’autres pays où tout est bâti, ici nous avons sous chaque pierre une histoire, une culture incroyable et de cela nous pouvons vivre ». 

« Fouillons, creusons pour trouver nos richesses, en plus de l’accueil, de la danse, de l’artisanat, il y a bien d’autres ressources à mettre en valeur. »

Kehaulani est bien une perle précieuse !

Armelle Merceron
Rédactrice web

© Photos : Femmes de Polynésie, Kehaulani Chanquy, Vincent Wargnier (photo de couverture de gauche)

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