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Culture

Mahealani, à la découverte de la culture

Publié le 31 janvier 2019

La culture polynésienne a ses voix. Tantôt discordantes, tantôt redondantes parfois harmonieuses mais rarement unanimes sauf à rendre un verdict. Mahealani Amaru, médaillée d’or du Conservatoire artistique de la Polynésie Française, est en métropole à L’Académie de l’Union École Supérieure Prof. de Théâtre du Limousin. Une future voix que Femmes de Polynésie vous propose de découvrir.

« Je parlerai donc de ma découverte personnelle »

ENFANT DU DISTRICT

D’aussi loin qu’elle s’en rappelle, Mahealani a toujours été connectée à sa terre. Un lien indéfectible qui prend source dans le noyau familiale installé sur la côte Est de l’île de Tahiti : Faaone et Tiarei. Deux mata’eina’a1 distincts par leurs panoramas et l’ambiance naturelle peu semblable qui embrasse la vie des habitants.

« Mes parents sont pour moi, des personnes très distinctes, mais tout autant importantes à mes yeux. Ma mère se nomme Raufea Sylviane, et mon père, lui, Amaru Pomare Patrick. On m’a élevé dans des valeurs d’intégration, d’égalité entre mes frères et moi, de simplicité et d’humilité. Ce que je retiens le plus dans mon éducation, c’est le respect de soi et d’autrui. »

Avec sa mère, il y a également sa grand-mère et arrière-grand-mère dont elle aurait aimé entendre les enseignements. Mais, celle qui affectionne les fruits exotiques et « l’incontournable chocolat »   voue une passion viscérale pour sa culture.

« Cette culture est en premier lieu la nôtre ; mais de plus en plus, j’élargis mon champ de culture vers d’autres cultures autochtones. Je parlerai donc de ma découverte personnelle : le théâtre. J’ai découvert le théâtre polynésien, une tournure du théâtre propre à nous tels que le ‘orero, la danse et le himene lorsque j’étais encore petite. Toutefois, j’ai pris conscience de cette valeur théâtrale type polynésien seulement cette année à travers la classe préparatoire. »

Ce rêve est devenu une passion dès lors que sa mère lui contait des histoires polynésiennes, des péripéties de son enfance et de l’enfance de sa généalogie que son arrière-grand-mère lui racontait. Ceci s’est accentué un peu plus quand elle a compris que :

« La culture est une graine d’or qui nous permet d’avoir des bases solides pour un mode de vie modèle et propre à notre métabolisme polynésien. »

PASSION CULTURE

Entre cette passion et elle, ce n’est que le début. Une relation naissante mais qu’elle est bien déterminée à construire durablement. S’ils ne se connaissent « pas tout à fait », elle dit avoir encore beaucoup à apprendre car « personne ne peut apprendre totalement sur une passion ». Ce qu’elle sait en revanche, c’est que cette passion lui permet de grandir et de s’épanouir tout en gardant son âme d’enfant.

« Cette passion représente un grand lac dans lequel je prends toujours plaisir à méditer. »

Plus on avance dans la découverte de cette jeune femme polynésienne, plus on ressent la croyance ou la confiance en soi et en autrui qu’elle a su appréhender malgré son jeune âge. C’est donc sans complexe qu’elle nous confie le constat qu’elle a établi pour être celle qu’elle est aujourd’hui.

« Je crois en plusieurs choses mais, ce qui a fait la différence c’est la forte croyance en ce que je fais. Croire en ce que nous faisons apporte toujours une grande force positive sur l’instant présent, et donc de pouvoir voir loin devant soi. »

Mahealani a ainsi une vision claire de ce que sont les valeurs polynésiennes. Le fruit d’une réflexion sur les nombreux défauts et qualités de vie qu’elle a pu voir et entendre.

« Je porte un regard d’émerveillement tel un enfant innocent parce que je vois que les valeurs polynésiennes vont encore plus loin que la beauté, la simplicité ou l’humilité tel que nous le voyons aujourd’hui. Je trouve qu’elles sont magiques ! »

À la question : en quoi Mahealani se distingue-t-elle des autres ? Sa réponse est plus qu’inspirante :

« C’est une question qui n’a pas de réponse, selon moi. J’ai une identité moderne, un mélange de parfums ethniques. Mes projets ? Suivre le courant présent ou aller là où le vent nous emporte. »

Pour conclure avec ce personnage qui ne se considère pas comme une référence « non, c’est juste un mot quelconque dans un livre » voici le message qu’elle adresse en toute humilité aux femmes de Polynésie.

« Une femme polynésienne est une femme qui possède des épaules larges. Elle peut s’adapter à toutes les situations et, être capable de garder la tête haute, de rester positive dans n’importe quelle situation. C’est une femme matriarche à qui je souhaiterai dire que je l’admire ! »

Définition

Mata’eina’a : district 

Jeanne Phanariotis
Rédactrice web

© Photos :  Académie de l’Union École Supérieure Prof. de Théâtre du Limousin, Fred Cibard, Mahealani Amaru

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