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Letysiah, je fais toute l’année ce que les gens font en vacances
blogueuse

Letysiah, je fais toute l’année ce que les gens font en vacances

Publié le 31 octobre 2018

Laetitia connue sous le nom d’artiste-blogueuse « Letysiah » a trouvé le job de rêve : voyager, faire de la plongée, des vidéos stylées… et être rémunérée pour ça ! Femmes de Polynésie a rencontré à Raiatea une femme de 28 ans qui croque la vie à pleines dents.

Mes loisirs ? C'est mon travail

A 28 ans, Laetitia a quitté sa Suisse natale pour venir s’établir quelques temps en Polynésie afin d’y faire des vidéos te de les diffuser sur son blog.

« La création de ce mode de vie pour moi a commencé sur un désastre ! J’avais une vie tranquille en Suisse, un bel appartement, un copain, un bon travail, la voiture, les amis… et du jour au lendemain, je me suis retrouvée dehors de mon appartement, sans travail, sans copain, sans rien ! J’étais dans la rue avec mes sacs, je devais trouver un nouvel endroit où aller vivre et je me suis dit… lance-toi ! Tu as toujours voulu faire ça, maintenant c’est le moment ! Et je n’ai jamais regretté ce choix. On peut dire que ça a été la première et la plus grosse difficulté à dépasser. »

Laetitia s’enorgueillit du fait qu’elle travaille avant tout pour elle-même sans patron, sans bureau à heures fixes. Ainsi, elle voyage au gré de ses envies et des occasions qui se présentent à elles avec des marques par exemple.

« Je travaille pour moi. J’ai créé mon concept et je produis des vidéos pour moi ou pour des compagnies qui m’engagent pour produire du contenu pour eux. C’est une manière de travailler très libre, je peux accepter ou refuser différents projets en fonction de mes envies et des options que j’ai. Mais je n’ai pas de patron, je ne travaille pas pour une compagnie… c’est juste moi, mes caméras et des aventures autour du globe ! »

Quand on discute avec la jeune femme, c’est le sentiment de liberté qu’elle dégage qui frappe au premier regard.

« J’ai choisi cette façon de vivre pour beaucoup de raisons ! D’abord pour la possibilité de faire ce que j’aime. Ensuite pour voyager. C’est aussi pour la liberté que ce mode de vie m’apporte ! Je peux tout faire, voyager là où j’en ai envie et apprendre à connaître plein de gens partout autour du monde. Au final, je fais toute l’année pour mon travail ce que la plupart des gens font pour leurs vacances… et ça, c’est plutôt cool ! »

Si on l’interroge sur ses loisirs, elle répond « mon travail », ce qui est assez rare dans le monde d’aujourd’hui vous en conviendrez.

« Mes loisirs personnels et mon travail sont en fait finalement un peu la même chose ! Je voyage, je fais de la plongée, du ski, de la grimpe, du trek… et des vidéos. La seule différence, c’est que quand les gens ont des vacances, ils partent quelque part. Moi, quand j’ai des vacances, j’en profite pour rester un peu à la maison. »

Être un chat noir en voyage, c'est créateur d'aventures

Laetitia insiste un brin de malice dans les yeux qu’elle est réputée pour être un « chat noir » en voyage en faisant preuve d’une malchance peu commune.

« Je n’ai pas beaucoup de chance. Les gens qui me rencontrent en voyage l’ont bien remarqué… j’arrive quelque part, il pleut ! Je pars me balader dans une forêt en Alaska, je me fais attaquer par un ours ! Je vais plonger à Tahiti, un requin tigre vient se frotter à ma bouteille ! Je vais aux Îles Fidji, je me prends un ouragan et ma maison s’envole… enfin bref, j’ai pas tellement de chance ! Parfois, tout ça rend difficile le fait de produire mes vidéos. Quand tu fais un voyage et qu’il pleut presque tous les jours alors que c’est la saison sèche et qu’il est censé faire beau… »

Malgré tout, elle ne perd pas son humour et trouve toujours un moyen d’adapter ses plans de base. Elle finit même par y trouver une forme de philosophie qui se rapproche du stoïcisme.

« Je réfléchis à des nouveaux concepts et au final, une solution finit par arriver et je produis quand même mes vidéos! Les problèmes que j’ai eus en créant ce mode de vie m’aident aussi à relativiser : rien n’est jamais vraiment si grave au final. »

Toujours avide de défis, en dépit du fait que les choses se passent rarement comme prévu, Laetitia a décidé de se lancer un nouveau challenge prochainement, et pas des moindres.

« Je vais partir au Timor Oriental dans un mois pour filmer une expédition scientifique. Je travaille beaucoup avec des ONG qui ont pour but de protéger l’environnement marin tout en travaillant avec les communautés de pêcheurs locaux. Je pense que ça sera un projet intéressant ! J’y serai jusqu’à la fin de l’année et après… on verra ! Peut-être plus de vidéos en Polynésie l’année prochaine, peut-être des nouvelles destinations. Tout est possible ! »

Avec un peu de recul, quand Laetitia regarde l’année qui vient de s’écouler, elle n’arrive pas à réaliser. En effet, passée d’une vie rangée dans la campagne suisse à une vie d’aventurière à mi-chemin entre Lara Croft et Mike Horn, ce n’était pas gravé dans le marbre !

« Il y a une année, si on m’avait dit à quoi ressemblerait ma vie aujourd’hui, je n’y aurais pas cru. C’était un rêve de faire tout ça, mais je me disais que c’était impossible et que ça n’allait jamais arriver. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’il n’y a plus vraiment de limites à tout ce que je peux faire. »

Elle tire de son mode de vie bohème une philosophie de l’action et de la patience.

« Si on veut vraiment quelque chose, on peut toujours trouver un moyen de le faire. Ça peut prendre du temps, beaucoup de temps même, mais d’une manière ou d’une autre, c’est possible. Et croyez-moi j’étais la dernière à croire à ce genre de discours… et pourtant !  Regardez-moi où j’en suis aujourd’hui ! »

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G. C.
Rédacteur web

© Photos : Lety-Siah

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