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Alexandrine, une passionnée d’aventures qui réconcilie tourisme et développement durable
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Alexandrine, une passionnée d’aventures qui réconcilie tourisme et développement durable

Publié le 4 septembre 2018

Alexandrine Wan est une jeune femme cosmopolite âgée de 25 ans qui habite aujourd’hui la Silicon Valley en Californie. Passionnée de voyages depuis son enfance, elle s’investit pleinement pour intégrer des valeurs plus durables dans le secteur du tourisme, en adéquation avec la préservation de l’environnement et le respect des valeurs culturelles. Femmes de Polynésie s’est entretenu avec Alexandrine qui s’est livrée sans ambages sur ses multiples projets.

Le voyage et la découverte des autres cultures comme valeur cardinale

Après être née et avoir grandi entre Papeete et Taravao, Alexandrine Wan, désormais âgée de 25 ans, vit en Californie dans la Mecque des nouvelles technologies, la Silicon Valley.

« J’ai commencé à voyager très jeune, mais mon premier voyage seule était à l’âge de 11 ans et demi en Nouvelle-Zélande pour étudier l’anglais. Je me rappelle m’être trompée de bus et deux heures après j’étais dans une toute autre ville. 11 ans, toute petite sans pouvoir parler en anglais, il fallait que je me débrouille. Depuis ce jour, j’ai développé une passion pour les aventures, les voyages et la découverte d’autre pays. Cela m’a appris à être très indépendante et ce fut le début d’une grande aventure qui ne fait que commencer ! »

Dès lors, Alexandrine voyage et ne cesse de bouger. Elle se concentre sur ces études et est diplômée en gemmologie de GIA (Gemological Institute of America), un bachelor en hospitality management de Vatel et est actuellement entrain de compléter un diplôme en Politique Environnementale et Développement Durable avec l’université de Harvard. Elle a depuis vécu dans 5 pays différents et s’enrichit constamment grâce aux interactions dans des contextes culturels divers.

«  J’ai toujours été passionnée par l’événementiel. A 18 ans, j’organisais “L’île aux enfants” dans le jardins de l’ancien Sofitel pour le Téléthon. Puis, j’ai fait mes armes dans le monde du business et du tourisme à Hong Kong, Bangkok, Paris, États Unis… Tellement de belles expériences et de rencontres qui m’ont appris énormément professionnellement mais surtout personnellement. L’expérience qui m’a vraiment permis de montrer mes capacités a été sans aucun doute l’organisation du mariage de Paul et Mareva Marciano il y a 2 ans. Après, tout s’est enchaîné très vite. »

Son leitmotiv ? Réconcilier tourisme et développement durable

Alexandrine nous confie que son plus grand accomplissement professionnel reste aujourd’hui le fait d’avoir été le porte-parole de la « Jeunesse Internationale » lors d’une conférence sur le Tourisme Durable aux Nations Unies l’année dernière. Elle y affirme que la jeunesse mondiale n’est pas assez représentée dans ces grands événements décisifs de notre société et de son développement.

« Le fait d’avoir fait ce speech d’ouverture et d’avoir été entendue par les plus grands dirigeants et acteurs du tourisme mondial a été une chance incroyable pour notre génération de partager notre point de vue sur le secteur du tourisme et surtout de montrer ce qu’on pourrait y apporter. J’ai rarement été reconnue dans ma famille, je suis la seule fille et j’ai toujours été vue comme une princesse, ce qui est totalement l’opposé ! Mais je fais mes preuves tous les jours et ce jour là j’ai finalement eu les félicitations de mon grand père. Ce fut un moment incroyable où j’étais vraiment fière de mon petit parcours mais également d’humilité afin de me rendre compte qu’il y a encore beaucoup à faire et à apprendre et à découvrir ! »

Entrepreneuse, Alexandrine a crée sa compagnie de consulting. Son client principal est l’un des Tour Opérateur les plus importants mondialement en termes de volontourisme, tourisme d’aventure qui se nomme BamBoo. La compagnie de Nouvelle-Zélande est aujourd’hui présente dans 12 pays différents où ils proposent des vacances et projets divers allant de l’éducation, à la préservation des animaux, des valeurs culturelles etc … Ce sont des tours qui consistent à découvrir un pays d’une façon plus impliquée, et où les touristes participeront à des projets locaux afin de comprendre un peu plus le pays.

« Rendre le tourisme plus durable et respectueux, C’est vraiment ce qui me passionne. Il est possible de faire des excursions exceptionnelles et de loger dans des lieux incroyables tout en ayant un impact positif. Nous avons créé de A à Z le produit en Polynésie sur Tahiti, Moorea et Fakarava qui est déjà sold-out jusqu’en 2020! De plus, je suis en mission un peu partout dans le monde afin d’apporter des solutions durables dans chacun de leur tour. Cela m’a permis d’avoir un réel impact avec les communautés, les organisations locales et les petites structures hôtelière. Nous arrivons à développer des expériences incroyables et uniques justement car nous prenons en compte tous les facteurs et pas seulement économique”

Loin de l’image de carte postale promue pour les « honeymooners », la vision du tourisme que porte Alexandrine est faite d’authenticité. Selon elle, le tourisme en Polynésie peut être en effet plus respectable, avec une vision complète. Selon ses mots, aujourd’hui nous voyageons d’une façon différente, les transports se développent, le marché se démocratise, notre planète s’épuise; il est primordial d’agir différemment et de se reconnecter à nos ressources.    

« Je suis très heureuse de faire cela à Tahiti car j’ai l’occasion de me reconnecter à ma culture, de rencontrer des personnes formidables et  surtout de les aider à donner vie à leur passion et leur identité. En effet, notre authenticité et notre identité est ce qui fait de notre destination un paradis. » 

Alexandrine nous confie que malgré ses voyages et rencontres, elle reste une fille des îles qui adore pêcher au fusil, manger du fafaru et danser. Elle pratique en effet la danse polynésienne depuis bientôt 23 ans, notamment avec Makau Foster. Pour ses projets futurs, Alexandrine foisonne d’idées.

« Je souhaite pouvoir partager au maximum la chance que j’ai eu de pouvoir étudier et avoir tant d’expériences à l’étranger notamment par l’éducation ou par la création d’emplois. J’ai énormément d’idées et de projets partant d’un simple partenariat, événement, jusqu’à l’ecolodge ou une application liée au tourisme durable à l’international. Le tout est de se concentrer sur ce qui est possible aujourd’hui et de se préparer à ce que l’on pourrait faire demain tout en oubliant pas ce qui a était fait hier. Ma priorité aujourd’hui est ma petite famille, impossible d’être superwoman partout et un équilibre est primordial ! »

Alexandrine conclut en disant qu’il faut tout faire pour penser « out of the box », « hors de la boîte, qu’elle soit d’or ou de carton», dans laquelle on nous confine tous.

« Malheureusement il m’a fallu un événement tragique pour me rendre compte que je devais rester vraie envers moi même. Les noms, les positions ne veulent rien dire, c’est vous même qui vous fixez un objectif, celui que vous voulez être et atteindre. Ne jamais perdre la foi, l’amour et la confiance que vous avez. Toujours se souvenir de vos valeurs et votre identité, peut importe d’ou vous venez, des moyens que vous bénéficiez, la richesse la plus importante vient du cœur et vous pouvez faire tellement de choses ! Personnellement, lorsque l’on me demande ce que je fais, je réponds « ce que j’ai toujours voulu faire ». »

G. C.
Rédacteur web

© Photos : G. C., Alexandrine Wan

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