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Portrait

Mareva Leu - Fifo
festival international du film documentaire océanien

Mareva Leu, « Madame Fifo »

Publié le 29 mars 2018

Comme un chef d’orchestre, Mareva Leu guide les petites mains du Festival international du film documentaire océanien (Fifo). Celles sans qui, l’événement de réputation internationale, n’existerait pas. Pour la deuxième année consécutive elle assure le poste de déléguée générale de l’association du Fifo (qui, lui, a fêté ses 15 ans en 2018). Elle dresse un bilan positif de son parcours qu’elle livre à Femmes de Polynésie.

Mareva Leu fait une pause. Digne et élégante, devant la pluie qui tombe fort et le vent qui souffle sans retenue. Le festival international du film océanien (Fifo) vient tout juste de démarrer. Elle porte son regard loin mais reste à l’affût du moindre signe, répond au moindre appel.

En tant que déléguée générale de l’association du Fifo, elle met en musique l’événement. Elle n’est pas stressée malgré les responsabilités et les enjeux. « Je suis d’un naturel calme », confirme-t-elle. Mais elle est tracassée par les conditions météorologiques. Elle pense à ses hôtes et à leur confort. Elle est sensible au bien-être de ceux qui l’entourent.

Plus qu’un événement, une famille

Quand elle a accepté le poste de déléguée générale de l’association du Fifo, elle n’imaginait pas ce qui l’attendait. « Je ne pouvais pas prévoir qu’en mettant le doigt dedans, je perdrais mon bras. » Maintenant qu’elle a intégré la famille Fifo, elle s’y épanouit, mieux que partout ailleurs. Elle qui aime sa terre et sa culture joue un rôle porteur de sens. 

« Le festival a pour objectif de faire connaître et de valoriser l’Océanie », précise-t-elle.

Mareva Leu pense que « le hasard et la chance » lui ont ouvert les portes du Fifo. Elle est titulaire d’un master en pharmacie, auteure d’une thèse intitulée « Contribution à la connaissance de la flore polynésienne : Évaluation de l’intérêt pharmacologique de plantes médicinales et étude phytochimique du Tamanu ». Ses travaux lui ont valu une reconnaissance nationale puisqu’elle a été lauréate au concours « Les talents de l’Outre-mer », organisé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), en 2009.

Ingénieure de recherches à l’université de Polynésie française pendant plusieurs années, cette hyperactive, curieuse et insatiable a, en parallèle, répondu à l’appel de Teava Magyari et de son équipe qui réalisent chaque année la revue Matareva. Elle en est la rédactrice en chef. Les sciences ne lui suffisaient plus.

« J’ai grandi dans les livres »

Depuis toujours, ou presque, elle suit de près le festival. « J’ai grandi dans les livres, je n’ai pas beaucoup voyagé en Océanie mais j’ai beaucoup lu et j’ai une conscience océanienne depuis longtemps », explique celle qui contribue aussi à Littérama’ohi. Tout naturellement, elle a été invitée à rejoindre la famille Fifo. Elle baigne désormais dans les petites et les grandes histoires océaniennes, immergée plus que jamais dans ses cultures, ses environnements, ses doutes et ses troubles mais aussi ses réjouissances. Pour elle c’est un ravissement.

Plus d'informations

Sur la page Facebook FIFO Tahiti

Delphine Barrais
Rédactrice web

© Photos : Delphine Barrais, Mareva Leu, Fifo

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