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Mihimana, une femme de Polynésie à contre-courant
femme active

Mihimana, une femme de Polynésie à contre-courant

Mihimana Sachet ? Le nom résonne et nous dit quelque chose. Reine de beauté, miss Tahiti 2005, le visage est familier. Cette tireuse à l’arc amatrice, qui a notamment remporté le Tir du Roy 50 mètres en ce début d’année au fenua, a plus d’une corde à son arc mais aussi un parcours atypique et surprenant. Femmes de Polynésie est partie à sa rencontre.

Faire une différence dans la vie des gens

À 35 ans, du haut de son mètre quatre-vingt-un, Mihimana affiche avec assurance le sens qu’elle donne à sa vie : faire une différence dans la vie des gens. C’est en coulisse et loin des spotlights que cette jeune femme œuvre depuis déjà plusieurs années.

« Grâce à ma mère, j’ai pu acquérir et perfectionner des outils de développement personnel depuis mon adolescence. Nous devenons notre plus grand défi. Le but est de devenir la meilleure version de soi. »

Elle met ses connaissances dans le domaine de la psychologie liée à la finance au service de la population de Faa’a, dans l’association Fare Metua que préside sa mère, Isabelle. L’un des objectifs est, par le biais de l’éducation, de former des artisans de paix.

« Ce que je trouve magique c’est que les résultats de l’application d’outils simples et accessibles à tous sont rapidement visibles dans le quotidien des gens. »

Mihimana s’envole plusieurs fois par an en Nouvelle Zélande, dans un organisme de développement personnel appelé Landmark, pour y accompagner ceux pour qui elle s’est engagée à apporter une transformation de vie. Sans aucune rémunération ni partenariat d’aucune sorte, elle donne d’elle-même et s’engage avec conviction pour son pays.

« Ça vient du cœur donc ça vient des valeurs et de l’éducation et également de l’exemple que j’ai de mes parents de toujours donner à son prochain. Mon grand-père disait toujours ” le bon dieu nous le rendra au milletuple ! ” »

Une personnalité atypique

Mihimana est là où on ne l’attend pas. Bac S en poche, sa passion pour les chiffres la dirige vers des études d’expertise comptable et un cursus de 5 ans qu’elle clôture en 3 ans. Entreprenante, assoiffée de défis, passionnée, elle ne badine pas avec ses valeurs : l’authenticité, la vérité, le respect. Par la suite, elle démissionne d’un poste convoité, celui de Directrice Financière, par choix de vie, à 29 ans.

« Je n’arrive pas à définir mon métier. Je suis dans le e-commerce, la beauté et le bien-être du mental et du physique. »

Caméléon à ses heures, curieuse de tout, Mihimana s’adapte à son environnement. On la retrouve dans le e-business où elle associe son image, sa crédibilité à une société américaine, pionnière dans l’industrie du bien-être et de la santé depuis 30 ans, NUSKIN.

« Je propose des solutions aux gens. Des ” merci “, des sourires sur les visages, faire qu’ils se créent une vie de liberté, c’est pour ça que je me lève le matin. »

Dernière activité en date, le tir à l’arc, qu’elle pratique depuis août 2017. Mihimana y voit une philosophie de vie : la perfectibilité et la constance du geste, la répétition sans jamais abandonner. Tout-terrain, son attrait pour les treks en vélo à assistance électrique et le kitesurf, ainsi que les sensations fortes que cela lui procure est le reflet d’une autre approche qu’elle a de la vie : à 100 à l’heure, où l’on ne s’ennuie pas.

La famille d'abord

La famille pour Mihimana est essentielle. Les moments partagés avec ses frères, Manutea et Nuiata, son père, Christian, dans les entreprises familiales, les instants en privé avec sa mère, son « mentor », et leurs conversations interminables… sont une force sur laquelle elle peut se reposer.

Au sujet de la femme de Polynésie, Mihimana a sa vision des choses.

« La femme de Polynésie a évolué avec son temps, elle est de plus en plus indépendante. Elle est engagée à apporter sa pierre à la construction de son pays. J’aimerais que notre fenua retrouve une population soudée et unie. »

Ses journées se suivent et ne se ressemblent pas. Mihimana est une femme libre qui reste concentrée sur ses objectifs, faits d’histoires singulières, mais aussi plurielles.

« Tout est possible à celui qui y croit. Surtout, n’abandonne jamais et va jusqu’au bout. »

Nathalie Vanquin
Rédactrice web

© Photos : Nathalie Vanquin

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