Site de Femmes de Polynésie Hommes de Polynésie

Je passe
d'un site à l'autre

  • Tiphaine, femme de l’ombre du rayonnement culturel de la Polynésie
    Tiphaine, femme de l’ombre du rayonnement culturel de la Polynésie

Santé & Sport

Heru, changer durablement notre mode de vie - Femmes de Polynésie
nature & environnement

Heru, changer durablement notre mode de vie

Un sourire doux, un visage accueillant, une voix tendre… Et une volonté de fer : celle de changer durablement nos comportements pour le bien-être de notre planète. Engagée pour l’environnement, Heru Shan Hang est à la tête de plusieurs initiatives pour mieux s’informer et mieux consommer.

La communication dans le sillon

Heru grandit à la presqu’île où elle s’imprègne d’un mode de vie en harmonie avec la nature.

« Quand je pense à mon enfance, je me dis que j’ai vécu le Tahiti d’antan que les citadins évoquent avec nostalgie. Nous vivions avec peu de moyens dans une nature en abondance et nous étions heureux ainsi. »

Elle quitte la vie calme de Tahiti iti pour poursuivre ses études supérieures en Sciences de l’information et la communication à l’ISEPP.

« J’ai beaucoup appris sur les outils de communication et j’aime beaucoup les métiers liés au marketing digital. Je me suis aussi aperçue que communiquer via Internet et notamment les réseaux sociaux, a une influence sur les gens, j’ai cherché à gagner de l’expérience pour trouver du sens dans mon métier. » 

Après plusieurs stages, un CVD et deux CDD, Heru se lance dans l’entreprenariat afin d’associer compétences et projets liés à l’environnement et au mode de vie « healthy ».

Mettre fin au règne plastique

Installée à Punaauia, Heru réalise combien nos modes de vie sont consommateurs d’énergie et de ressources naturelles.

« J’ai commencé à participer à des journées ramassage de déchets et j’ai vu l’étendue des dégâts. Nous polluons notre fenua sans nous apercevoir que toute cette pollution a un impact direct sur notre santé et celle de nos enfants. »

Décidée, Heru rejoint le collectif Nana Plastique pour partager ses convictions à commencer par l’importance de trier ses déchets et de limiter sa consommation de plastique. 

« Aujourd’hui, les enjeux se placent au niveau politique. Pour moi, il est temps d’interdire le plastique à usage unique en Polynésie car c’est le déchet que l’on retrouve le plus dans nos océans. Non seulement, le plastique est très polluant et néfaste pour notre santé mais il tue également de nombreuses espèces animales telles que les baleines ou encore les oiseaux. Il est temps d’agir ! »

Autre combat, vivre autrement en choisissant des alternatives durables.

Changer ses habitudes pour changer la société

« Pour moi, le message principal aujourd’hui au-delà d’arrêter le plastique, c’est de mieux consommer pour l’environnement mais également pour notre santé. »

Par exemple, face aux légumes et fruits traités aux pesticides qui favorisent de nombreux cancers, il est essentiel de manger BIO et local.

« Je rêve d’ouvrir une supérette sans emballage, commercialisant des aliments et produits naturels, organiques et locaux. »

Pour commencer, Heru se lance dans la création d’objets qui accompagnent un mode de vie en harmonie avec la nature : essuie-tout lavables, protège-plats en tissu, kit lunch réutilisable, etc. 

« Soyons réalistes, on ne peut pas demander à la population de consommer moins de plastique si l’on ne leur propose pas d’alternatives durables à des prix abordables. »

À la demande de plusieurs personnes, Heru a décidé d’ouvrir très bientôt une Page Facebook et un blog pour partager son mode de vie écolo.

Dans cette démarche, Heru est persuadée qu’il faut sensibiliser au plus près des consommateurs, dans les supermarchés ou directement chez eux en valorisant les valeurs d’antan.

« La solidarité, le respect de la nature, le partage ont toujours fait la société polynésienne. En nous reconnectant à notre culture, nous comprendrons qu’il est vital de prendre soin de notre fenua. » 

Elle finit sur ces quelques mots : « Face à la pollution, les réactions sur les réseaux sociaux sont nombreuses, ce qui montre une prise de conscience d’une partie de la population. Maintenant, c’est à chacun de faire le pas ! ».

Céline Hervé Bazin
Rédactrice web

© Photos : Céline Hervé Bazin et Heru Shan Hang

Facebook
Partagez Maintenant !

Je m’inscris à la newsletter !

Retrouvez notre sélection d’articles chaque mois dans votre boite mail