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Société

Alison Carrington, consule d’Australie au Tahiti Women’s Forum !

Publié le 1 novembre 2019

Nouveau visage du Consulat Général d’Australie en Nouvelle-Calédonie, Alison Carrington incarne la femme actrice du changement dans le Pacifique insulaire, du nom de la récente édition du Tahiti Women’s forum, pour laquelle elle a répondu présente. Une fois n’est pas coutume, Femmes de Polynésie a pu s’entretenir avec la nouvelle locatrice du consulat.

L’évidente diplomate

Née en Australie, à Adelaide et vivant désormais à Brisbane, c’est pourtant de la Nouvelle Calédonie que nous arrive Alison Carrington. Après des études universitaires en droit et lettres (histoire, politique, français), son intérêt pour le monde la pousse à devenir diplomate.

Elle rejoint le Ministère des affaires étrangères et du Commerce extérieur (DFAT), où elle occupera tour à tour les postes de directrice de la section Union européenne et de la section Droit de la mer, de l’environnement et de l’Antarctique.

Et le 20 août dernier, elle quitte ses fonctions de représentante du ministère dans le Queensland pour rejoindre son nouveau bureau : le consulat général d’Australie… en Nouvelle Calédonie. Sa mission ? Etre un relais diplomatique australien auprès de la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie Française, Wallis et Futuna et la communauté du Pacifique.

« J’ai à cœur les questions du changement climatique, des relations Australie – Union Européenne, et de droit international, notemment sur la question de l’accueil des migrants. »

Visite officielle en Polynésie

Pour se présenter au reste des insulaires, Alison entame une tournée officielle dans le Pacifique. Hasard du calendrier, c’est par la Polynésie qu’elle commence. Un déplacement qui coïncide avec la tenue du Tahiti Women’s Forum, dont elle a eu écho du succès.

« C’est un sujet très important pour l’Australie, et évidemment pour moi, en tant que femme leader au sein du gouvernement australien. »

De ce séjour riche en rencontres officielles et moins officielles, Alsion retient que sur les 11 Ministères ici, 4 sont occupés par des femmes : « C’est un excellent ratio ». Elle constate également une réelle parité à l’Assemblée.

« Cela montre, selon moi, que nous allons dans la bonne direction en termes de reconnaissance de ce que les femmes peuvent apporter dans le monde politique, gouvernemental, et sur le plan économique. »

L’insularité au féminin

Elle fait de la sécurité économique des femmes son cheval de bataille. Elle cite en exemple le « UN Women’s Market For Change » à Fiji, aux îles Salomon et au Vanuatu : des marchés de fruits et légumes sécurisants et non discriminants pour la femme qui vient y vendre sa production pour nourrir sa famille.

« Pour améliorer la situation,  des formations, notamment financières, sont données. Cela aide à augmenter l’influence des femmes à travers des collectifs. »

Parmi la longue liste d’actions australiennes figure le programme « Pacific Women shaping Pacific Development ». Il regroupe 14 pays insulaires membres, dont les récents travaux ont porté sur l’accès des femmes aux postes de dirigeants, ou encore leur mise à l’abris de la violence. Le gouvernement australien a investi en 10 ans 320 millions de dollars pour ce programme.

Alison rappelle que l’Australie, « the lucky country », comme on la surnomme, a su se construire un modèle économique ouvert sur le monde, et a misé sur un niveau d’études élevé, qui attire de nombreux étudiants étrangers. « Il est donc intéressant pour les étudiants de Polynésie d’y aller. L’Australie est une terre d’accueil. »

Alison conclut par son constat sur la force des femmes polynésiennes :

« J’en ai rencontré quelques-unes, aussi bien des entrepreneures que des femmes de la société civile. Une force se dégage des Polynésiennes, qui se ressent dans la société. Elles sont pleines d’énergie et engagées, et incarnent aussi la nature accueillante et chaleureuse de la Polynésie. Soyez courageuses, travaillons ensemble, saisissons les opportunités, sans exclure les hommes. Créons un monde meilleur. »

Propos recueillis par Audrey Bossogueno

Article rédigé par Jeanne Phanariotis

© Photos : Compte Twitter d’Alison Carrington

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