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Société

la famille, ma bataille

Isabelle : Au nom de la famille

Publié le 14 février 2018

Epouse, mère de 3 enfants, directrice d’école à la retraite, Conseillère municipale au sein de sa commune, Faa’a, Représentante à l’Assemblée de Polynésie Française… Cette polynésienne au grand cœur a choisi de dédier sa vie aux gens de son pays et plus particulièrement, aux familles polynésiennes. Femmes de Polynésie vous dresse le portrait intime d’Isabelle SACHET.

UNE VIE TOURNÉE VERS LA FAMILLE

Ce qui frappe au premier abord lorsque l’on est en présence d’Isabelle, c’est son extrême douceur. Son sourire est doux et rassurant et transmet une chaleur humaine des plus contagieuses.

« Enfants, on se faisait des danses et des costumes avec les fleurs et les plantes du jardin. On vivait heureux avec peu. Nos parents n’étaient pas particulièrement riches. »

Isabelle avec sa maman

A 25 ans, Isabelle, institutrice, suit son mari Christian, subdivisionnaire à l’équipement, aux Marquises avec leurs enfants, Manutea et Mihimana. Cette vie de nomade, ils la poursuivent aux Australes, à Tubuai, pendant 7 ans. La famille finira de s’agrandir avec la venue de Nuiata.

Isabelle se voit promue Directrice d’école à 28 ans. Sa dévotion pour les enfants en difficulté se confirme à leur retour sur Tahiti où elle prend la direction d’une école située en zone d’éducation prioritaire à Faa’a. De son propre aveu :

« J’ai toujours souhaité travailler pour les enfants en difficulté et les familles qui connaissaient de grosses difficultés sociales et économiques. »

L’ENFANT AU CENTRE

Elle sera Directrice d’école pendant 20 ans. Isabelle lit beaucoup, se forme en parallèle à l’Institut de Formation Humaine Intégrale de Montréal, et au Fenua, aux Forces Vitales Humaines avec l’équipe du Fare Metua de Papeete.

« On ne s’arrête pas suffisamment sur l’enfant lui-même : sa famille, d’où il vient. L’enfant au centre de tout avec sa famille pour mieux le comprendre et mieux le connaître. »

Isabelle trouve, en parallèle, le courage et l’énergie de se donner des défis personnels : « Je voulais me prouver que j’étais capable de le faire ». C’est ainsi qu’elle arpente les couloirs de la faculté de Polynésie Française pendant 3 ans, jusqu’à l’obtention d’une licence de Lettres Modernes et d’un certificat de Didactique Français Langue Etrangère.

LA FAMILLE, MA BATAILLE

« Ma cause, c’est la famille. La famille c’est le socle de la société. C’est le pourquoi de mon engagement dans l’association Metua Ete No Te Ora, parent berceau de la vie. »

C’est au sein du FARE METUA de Faa’a, situé sur les hauteurs de Puurai, dont elle est la présidente, qu’Isabelle, vient en aide aux familles. Elle est épaulée dans sa tâche par toute une équipe de femmes qui apportent leur pierre à l’édifice en proposant des ateliers divers (apiculture, cuisine, réflexologie, zumba).

L’association œuvre à :

  • Promouvoir et mener une politique d’éducation des personnes, des familles et de la jeunesse
  • Amener les personnes à une paternité et une maternité responsable
  • Former des artisans de paix

LA POLITIQUE, UNE AFFAIRE DE FEMME AUSSI

« Depuis très tôt, je me suis intéressée à la politique parce que je considérais déjà que c’est au niveau du gouvernement, de l’Assemblée de Polynésie Française qu’on prend forcément toutes les décisions du pays. »

De son propre aveu, un siège à l’Assemblée de Polynésie Française était à mille lieux de son plan de vie. A un tel point, qu’il leur a fallu huit mois à Isabelle et son mari avant d’accepter ce poste.

« Au-delà du législateur, nous avons une mission de proximité. Etre proche des habitants, être conscient des difficultés de la population, pouvoir y répondre de manière humble, pouvoir remonter les informations au gouvernement. »

Son cœur n’est jamais très loin des enfants puisqu’on lui a confié les rênes de la Commission de l’Education. Le regard qu’elle pose sur son pays est plein d’espoir. Elle tient à souligner la place de l’Eglise dans les familles, qui est assurément indéniable dans la culture polynésienne, ainsi que celle des associations, au nombre de 400 rien qu’à Faa’a.

« Nous avons la chance d’être un pays à taille humaine. Il faut que toutes nos actions soient concertées pour des objectifs déterminés et communs. Travailler comme un projet d’établissement. »

Nathalie Vanquin 
Rédactrice web

© Photos : Isabelle Sachet

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