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Marina DE LA GUERRA, binôme de David PROIA

Publié le 6 septembre 2018

Qui aurait pu prédire qu’une rencontre entre un homme et un oiseau à Rimatara deviendrait le cœur d’un scénario ? Dernier personnage à faire son entrée : Marina DE LA GUERRA. Elle est désormais LE visage du binôme de David PROIA, créateur du concept « Vik’Ura & Co. » ! Femmes de Polynésie a pu mesurer son implication dans la sauvegarde de notre patrimoine. Elle est venue à notre rencontre pour faire le récit de son histoire.

« C’est en Polynésie que je reprends confiance en moi ! »

21 ans et un mental d’acier

Avec un nom pareil : De la Guerra, on se dit que Marina, 21 ans, a dû en livrer des batailles ! Effectivement ! A seulement 14 ans, blessée au genou, cette championne de surf française voit ses rêves de médailles s’envolés. A la déception succèdent la rééducation, les opérations, l’hospitalisation, l’immobilisation. Au total, six ans de douleur et de désespoir. Et puis la jeune fille d’origine espagnole se prend à espérer. Il y a un an, l’incroyable se produit.

« J’ai eu 9 opérations au genou. C’était le ménisque, il était pourri ! Les chirurgiens retiraient morceau par morceau. Et la dernière fois que j’ai été opéré on m’a greffé un nouveau ménisque, il y a un an. Le médecin m’avait dit que j’avais 50% de chance que ça marche. De toute façon vu l’état du genou je n’avais rien à perdre, après tout j’avais une chance sur deux que ça marche. Il m’a sauvé le genou, c’est comme si j’avais un tout nouveau genou. »

Une école: la VIE

L’expérience l’a rendu plus forte, lui a démontré que rien n’est impossible ! Et lorsqu’il y a quelques mois elle recevait le feu vert de son chirurgien, elle sauta de joie ! Elle n’y croyait pas ! C’est comme s’il lui rendait sa liberté ! Elle a repris le surf.

« Ça m’a fait peur, j’ai eu peur de me briser encore une fois la jambe ! Dans ma tête c’était ça, j’étais contente d’être dans l’eau, mais dans ma tête, l’angoisse de me recasser la jambe m’envahit, et c’est ici, en Polynésie que je reprends confiance en moi. Ici, mais j’ai un grand sourire en sortant de l’eau, je passe des heures à surfer. »

AIR TAHITI NUI: son rêve

Sa Polynésie. Une destination découverte à 12 ans. Elle se rendait en Nouvelle Calédonie pour une compétition. Mais sur place impossible d’y participer car d’abord trop jeune et puis la dangerosité du spot, trop proche du récif. Le comité organisateur refuse de prendre des risques. 

« Et bien en fait je voulais surfer et voyager alors j’ai trouvé le métier combinant les deux : hôtesse de l’air. Et travailler sur Air Tahiti Nui c’est mon rêve, je me suis mis ça dans la tête à 12 ans. Et puis on m’a toujours appris que quand tu veux quelque chose tu te donnes tous les moyens possibles pour y arriver. »

Le grand saut

L’heure du grand départ se vérifie avec l’échéance de son contrat professionnel. C’est le signe annonciateur d’un vol au Paradis. Sa petite vie prend un nouveau cap. Accompagnée de sa mère elle laisse le continent pour un point perdu au milieu de l’océan. A Tahiti il y a David PROIA. Un ami de longue date de la famille. Le créateur de Vik’Ura, Vik’iti et Vik’ana la prend sous son aile.  Le créatif professeur d’éducation physique et sportive voit très vite en elle le binôme parfait.

« Ce jour-là il livrait ses peluches chez l’un de ses partenaires, Imporlux Duty. Les peluches de Vik’Ura à l’arrière de son véhicule ne sont jamais emballées. En effet, il disait que c’était pour être cohérent avec le collectif « Nana sac plastique » qui le soutient également. Moi qui aime les peluches, j’ai littéralement craqué pour ce personnage coloré. Et David m’a expliqué pourquoi il tenait tant à faire connaître cette perruche pour mieux la protéger, j’ai été touchée ! »

 

Marina, une voix venue de loin

Marina s’engage et tient parole. Animée de la même foi que David, elle mettra toute son énergie dans la récolte de fonds destinés aux associations sur zone, aux actions écologiques, à des projets éducatifs qui permettront la sauvegarde de ces espèces en danger. Cette démarche d’entrepreneuriat d’économie sociale et solidaire séduit grandement et s’internationalise déjà : un modèle économique cher à David PROIA.

 

« Mettez-vous une seconde à la place du ‘Ura de Rimatara, du Pihiti de Ua Huka et du Vini Peruviana des Tuamotu. Que feriez-vous si l’on vous disait que vous êtes les derniers, que votre culture va disparaître de la surface de la Terre, que votre pays sera engloutit sous les eaux ! »

Avec un nom pareil, De LA GUERRA, rien d’étonnant à ce que sa réflexion assomme. L’urgence climatique devient réelle et ce ne sont pas les Kiribatiens, ces premiers réfugiés climatiques, qui vous diront le contraire. Maintenant assisterons-nous à une véritable prise de conscience ?

Vik’Ura, elle, vous donne rendez-vous sur les manifestations qui ponctuent son actualité sur toute l’année. 

Plus d'informations

Où trouver la peluche Vik’Ura ?

Galerie d’art Ahu Ti’i Moorea

Natama 2000 – Boutique internationale de l’aéroport de Faa’a

Manureva 2000 – Boutique domestique de l’aéroport de Faa’a

Duty Free au départ des vols internationaux

Imporlux Duty à bord d’Air Tahiti Nui

Aranui 5, à bord du bateau

Natureland – Fare Tony

Ia Ora – l’association des pensions de famille et du tourisme authentique Pirae

Prochainement, la chaîne « Pearl Resorts of Tahiti » et les clubs « Top Dive » la présenteront dans leurs vitrines.

David PROIA au 87 28 03 28 / david@proia.net

Facebook : les Aventures de “Vik’Ura & Co.”.

Site : en construction www.laperruchepolynesienne.com

Jeanne PHANARIOTIS

Rédactrice web

© Photos : Heiarii TUIHANI / modèle : Teraina COSTANZO – Reva Tahiti N°78 – Marina DE LA GUERRA

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