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Margaux, l’espoir de la pâtisserie du Fenua
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Margaux, l’espoir de la pâtisserie du Fenua

Publié le 25 octobre 2018

Margaux Bouché, jeune pâtissière tahitienne de 28 ans, est la créatrice de la pâtisserie « La margoulette gourmande ». Femmes de Polynésie s’est délecté les papilles en rendant visite à Margaux pour savourer ses créations pâtissières, dont la « Reine rouge » et le « Palais royal ».

Une créativité au service du goût

Née à Tahiti, Margaux a grandi dans une famille qui a travaillé dans le secteur de la perle. Ses parents lui ont transmis le goût de l’entreprenariat et elle développe ses compétences en marketing et en négociation clientèle lors de ses études. Indépendante et ayant soif d’aventures, Margaux prend son sac à dos et part vivre un an en Australie où elle fait des tas de petits boulots et perfectionne son anglais. Elle revient avec deux passions, la photo et la pâtisserie.

« En rentrant, j’avais à cœur de devenir ma propre patronne ! Je commence à faire des cookies et des cupcakes pour moi, puis à les faire goûter à mon entourage. Autodidacte, j’essaie des nouvelles recettes mais décide de me former en faisant un CAP pâtisserie en 2012 au sein du GREPFOC. J’obtiens la meilleure note du CAP, c’est le déclic, j’ai trouvé ma voie ! »

Margaux convainc alors sa mère d’investir dans un four digne de ce nom. Avec celui-ci, elle prépare des chouquettes qui ne laisseront pas insensibles les personnes qui les goûtent. L’enseigne « la margoulette gourmande » voit le jour. 

« Je vendais mes chouquettes sur internet et à mes proches. J’ai commencé à me créer une clientèle fidèle et à développer mon sens de la création pâtissière. Je regarde ce qui se fait autour de moi en cherchant l’inspiration sur Instagram ou Pinterest, et puis je laisse parler mon inspiration personnelle. »

En Janvier 2017, après être passée par la prestigieuse école Ferrandi à Paris pendant 4 mois, Margaux ouvre « la margoulette gourmande » qui a pignon sur rue en face du Carrefour Pirae.

« Ce ne fut pas un long fleuve tranquille l’ouverture de la pâtisserie. Il y avait beaucoup de formalités administratives. Mais quel bonheur de voir maintenant ma boutique qui propose mes créations. J’ai gardé ma clientèle fidèle, certains viennent encore de Papara et la boutique attire des curieux et des gourmands de la côte Est ! »

Ses deux bijoux, la « Reine Rouge » et son « Palais Royal »

Les deux pâtisseries phares de « la margoulette gourmande » sont la « Reine rouge » et le « Palais royal », véritables chefs d’œuvre pâtissiers qu’a pu produire Margaux grâce à son acuité visuelle et son don pour le mélange des saveurs.

« Un point essentiel pour réussir dans la pâtisserie, c’est d’être curieux et d’être à l’écoute de sa clientèle. Aussi, et c’est moins sexy, mais la pâtisserie c’est avant tout de la rigueur et de l’optimisation de son temps. Il faut être très rigoureux et ne pas laisser passer une seule seconde sans rien faire. Enfin, il faut avoir confiance en soi et anticiper. Je crois que c’est  la recette idéale pour devenir le meilleur pâtissier ! »

Par rapport à la concurrence, Margaux se démarque par des productions très esthétiques, aux inclinaisons « girly » et gourmandes. Chez elle, le goût prime avant tout sur la forme et elle met un point d’honneur à proposer des pâtisseries moins sucrées que la moyenne. Elle innove également dans l’alliage de saveurs, rapprochant goyave et vanille, ou coco et chocolat tout en utilisant au maximum des fruits du Fenua.

« Ma tarte au citron est originale, j’ajoute de l’amande qui vient compenser l’acidité du citron. Une de mes meilleures amies qui déteste les tartes au citron l’a goûtée une fois pour me faire plaisir. Depuis, elle n’achète que ça ! C’est une belle victoire personnelle. »

Pour Margaux, la pâtisserie est avant tout un partage et elle se fait un plaisir de partager ses recettes dès qu’on lui demande et même de recevoir des stagiaires en toute transparence.

« Le partage, c’est vraiment important pour moi. Je n’ai pas peur de la copie comme certains, mes créations, mon inspiration personnelle resteront à moi. J’ai eu la chance de bénéficier de la formation de grands chefs comme Cédric Grollet, autant moi aussi à mon niveau partager mon savoir. »

Margaux remercie ses parents, ses grands-parents, et son copain pour leur soutien indéfectible. Au travail, aujourd’hui, elle ne voit plus le temps passer même si parfois elle fait des journées qui s’étirent de 4h30 du matin à 18h du soir.

« Il faut trouver le métier qui nous plaît, c’est la clef ! Après, soyons réalistes, être chef d’entreprise, c’est aussi faire face à 15.000 problèmes mais c’est un vrai défi quotidien et on ressent une vraie fierté de relever ses challenges et de voir aboutir ses propres initiatives. J’ai pour projet de développer mon enseigne dans le Pacifique, je vois bien la « margoulette gourmande » dans 10 ans aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande ou en Australie. »

Plus d'informations

Sur la page Facebook La Margoulette Gourmande

G. C.
Rédacteur web

© Photos : G. C. et Margaux Bouché

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